Le peuple Mi'kmaq:

1838 Mi'kmaq encampment1. Au cours de l'été 1534, pendant que Jacques Cartier et ses associés étaient à la recherche d'un passage vers les Indes, après avoir découvert la baie de Miramichi, ils furent entourés par un grand nombre de canots, contenant plusieurs centaines de personnes, qui leurs causa tellement de gêne, et invitant le danger, que, les nobles français furent contraints à faire feu sur eux afin de les disperser. Ces derniers étaient les Indiens Micmacs, une tribu cotière gaillarde d'hommes rouge, qui trouvaient un moyen de subsistance au cours de l'été en tant que pêcheurs, et en hiver, se retirant vers l'intérieur du pays, ils chassaient les animaux qui parcouraient la forêt au cours de l'année dans l'est du Canada.
Jacques Cartier rencontra ces gens à nouveau sur le continent, après cette rencontre avec eux dans leurs canots,et s'attira la bonne grâce de leur chef par le don d'un chapeau rouge, une chose toujours précieuse aux yeux d'un homme canadien.
Ces Micmacs parfois orthographiés « Mikmaks » sont supposées, par certains étudiants de l'histoire des Micmacs, d'être liée à la tribu perdue des Béothuks, qui jadis habitaient Terre-Neuve et de qui, très peu connue. La meilleur preuve de la différence entre leurs langages pointe à une haine entre eux, se terminant par la destruction des Béothuks. En examinant leur mythologie, Leland conclut que les Micmacs et Vikings (Scandinaves) seraient venus en contact les uns avec les autres dans la préhistoire du Canada, car dans les vieilles légendes vikings se trouvent beaucoup de points en commun avec les Micmacs.
Non loin de leur territoire se trouvait les Eskimos du Labrador et cette tribu cotière d'hommes rouge, pendant leurs expéditions de chasse, rencontrèrent ces enfants coriaces du grand froid, qui laissa une empreinte de leur association avec eux, dans les histoires restant dans la mémoire des anciens et dans leurs traditions demeure les souvenirs d'une visite de certains Eskimos à la terre des Micmacs.
Ces gens appartiennent à la grande famille des Algonquins, constituant l'un des plus grands groupes d'homme rouge sur le continent. Les Micmacs, Penobscot, Passamaquoddy, Abnaki et Indien Malécite se nomment eux-mêmes Wabanaki, qui signifie « Les gens qui vivent dans l'Est » ou à proximité du soleil levant.
Sur la carte du dix-huitième siècle, les Micmacs sont situés en Nouvelle-Écosse et l'ile du Prince Edward, pendant qu'au début, dans les dossiers des missionnaires, ils se trouvaient le long de la côte de la Nouvelle-Écosse jusqu'en Gaspésie et à l'intérieur du Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, l'ile du Prince Edward et Terre-Neuve.
Dans les traditions Micmacs, nous apprenons qu'avant la venue des hommes blancs dans le pays, une jeune femme appartenant à la tribu, eu un rêve particulier d'une petite île flottante vers la terre avec de grands arbres sur celle-ci et des êtres humains, et un jeune homme vêtu de vêtements en peau de lapin.
Les Amériendiens des Maritimes et du MaineLes sages de la tribu n'avaient pas été en mesure d'interpréter le rêve de la jeune femme, mais le lendemain, les gens ont vu une île flottant vers la terre et devenant stationnaire, ayant des arbres avec des ours dans les branches. Ils prirent leurs arcs et flèches, et se précipitèrent vers la rive, ou ils trouvèrent un navire, et à la place de l'ours sur les arbres, les hommes escaladaient les cordages du navire.
Un canot fut abaissé dans l'eau, et plusieurs hommes embarquèrent à l'intérieur, ayant avec eux un homme vêtu de vêtements blancs, qui furent apportés sur la rive, et se mêlèrent parmi les personnes parlant une langue étrangère, mais par ses manières indiquant sa volonté d'être en termes amicaux.
C'était un prêtre qui était venu leur enseigner une nouvelle religion et, bien que le peuple écoutait les vérités qu'il enseignait, les sages s'opposaient à lui, car le rêve avait été donné à une femme et non à un homme sage.
Depuis l'arrivée des marins avec leurs manières étranges, les Blancs se sont mêlés avec les Wabanaki jusqu'à nos jours, parfois en bons termes, et parfois dans la guerre. À l'intérieur de la fédération, il y avait environ quatre mille Micmacs. En 1890, il y avait dans les provinces comme suit : Québec, six cent vingt; Nouvelle-Écosse, deux mille soixante-six, au Nouveau-Brunswick, huit cent trente-neuf, Ile du Prince Edward, trois cent quatorze, et  quelques un à Terre-Neuve
vêtus de vêtements de gens primitif, et armés d'arcs et de flèches, ils s'appliquèrent à vivre des produits de la mer et la forêt, errant de lieu en lieu, et se cédantisant pour une courte période ou le gibier était abondant. Les costumes de temps anciens, généralement portés par les Indiens, étaient portés par les Micmacs jusqu'à il y a deux ou trois décennies, mais à l'heure actuelle, seules quelques femmes âgées portent les accoutrements à l'ancienne.
Comme la tribu est dispersée dans les provinces de l'Est, il existe des difficultés dans leurs tentatives pour devenir autonome, et la diversité de leur travail. Ils sont impliqués principalement dans l'agriculture et la pêche. Dans certains endroits, en particulier sur la côte ouest de Terre-Neuve, leurs services sont recherchés en tant que guides tel que sur la Réserve de l'île Lennox, ils arrivent à survivre à la précarité de la vie par le biais des bancs abondants d'huître, et la fabrication d'artisanat indien qu'ils vendent dans les villes à proximité de leur maison.....
...... Au cours de la lutte pour l'Acadie, les Micmacs furent incités par le prêtre français Le Loutre à lutter contre les Anglais, et tel était leur détermination à aider les Français que les Anglais furent obligés de se retirer. Ils se battirent avec beaucoup de courage contre leurs ennemis les Mohawks, qui se portèrent contre eux en très grands nombres.
Des contes étranges sont racontés au sujet des Iroquois détestés et des Micmacs à l'époque de la guerre. Dans la baie calme du village pittoresque de Bic, et non loin de Cacouna se situe l'Isle au Massacre, baigné par les eaux du Saint-Laurent.
Les siècles ont passé depuis qu'une bande de trois cents Micmacs, hommes, femmes et enfants, fuyant dans leurs canots la soif de sang des Iroquois, trouvèrent refuge au milieu de l'obscurité et la tempête, le repos pour leurs membres fatigués dans les sombres recoins d'une grotte sur un Islot dessert près du village du Bic (tous furent massacrés)......
Lisez l'histoire complète de ce massacre ici.

les Mi’kmaq «Mate'wes'weskitjinu'ûk»

Le véritable nom des Malécites est «Wolastoqiyik» qui vient du nom de la rivière qui traversait leur territoire ancestral. Les nouveaux arrivants (les Français) qui avaient la mauvaise habitude de tout renommer préféraient les nommer «Malécites». En réalité le nom de «Wolastoqiyik» leur a été donné par les Mi'kmaq et signifie «personnes qui ne parle pas bien». Les «Plets'-mûn» (français), ou «Wa-pe'-it ski;-tap» (hommes blancs), les appelait aussi «Passamaquoddy», se référant à l'endroit où plusieurs Malécites ont vécu, c'est-à-dire la vallée de la baie de Passamaquoddy. Ils les surnommaient aussi «Etchemins». Les Mi’kmaq aussi leur donnaient un autre nom, celui de «Kus'weskijinu'uk» signifiant «Peuple des rats musqués» de leur côté les Malécites surnommaient les Mi’kmaq «Mate'wes'weskitjinu'ûk" signifiant «Peuples des Porcs-épics».
Autrefois, les Malécites étaient semi-nomades, habitant les terres intérieures l’hiver et les territoires près de l’eau l’été. Jusqu’au XVIe siècle, les Malécites habitaient au Nouveau-Brunswick, le long du fleuve Saint-Jean. Leur territoire s’étendait au nord de ce fleuve et comprenait au sud une partie du Maine actuel. Ils n’ont jamais abandonné la souveraineté sur ces territoires. Les Malécites faisaient partie de la «Confédération Waban-Aki» qui comprenait les Nipmuks, Sokokis, Assagunticooks, Wawanocks, Kenebeks, Ponobscots, Mi’kmaq et Wolastoqiyik.
Au contact des Européens, les Malécites ont contracté des maladies pour lesquelles ils n'avaient aucune défense naturelle. «Évangélisés» par les missionnaires certains croyaient qu'en acceptant d'être baptisés et en portant des vêtements de tissus pour prouver qu'ils avaient été baptisés, ils allaient ainsi protéger leur descendance de ces maladies. Mais ils n'avaient pas réalisé qu'ils allaient devenir encore plus malades en s'approchant des Européens. Plusieurs moururent.
Les Malécites étaient des alliés fidèles aux Français tout comme les Mi’kmaq, Waban-Aki, etc., dans les guerres de colonisation; ils ont été considérer un élément principal dans la défense française. Les Français et les Anglais plaçaient les autochtones au front croyant qu’ils allaient périr les premiers. Ils faisaient erreur, les autochtones étant amis et membres de la confédération Waban-Aki se saluaient tout simplement en passant et allaient combattre ceux qu’ils devaient combattre.
Alors qu'en Europe, en Asie et en Afrique on coupait la tête des meurtriers ou des ennemis en utilisant la guillotine ou en utilisant une arme tranchante quelconque, il en était de même dans les Amériques. Il était coutume de couper la tête de l'ennemi. Dans certaines nations, les guerriers pouvaient aussi arracher le coeur de l’ennemi puisqu'il était considéré comme la vie même, l'esprit de la personne, l'honneur. Lors des guerres entre les Français et les Anglais en Amérique du Nord certains peuples autochtones se sont alliés à un groupe et certains autres à leurs opposants. C'est pour des raisons «pratiques » que les Français et les Anglais ont chacun de leur côté exigé des guerriers de ne rapporter en guise de preuves que les chevelures des ennemis qu'ils abattaient…Les scalps venaient d'être inventés par les Européens.
Les Français, ont amené relativement peu de leurs femmes en Amérique du Nord durant les premières années, ainsi l'inter mariage entre le Français, les Malécites et les Mi’kmaq était devenu chose commune. La plus part des Malécites et des Mi’kmaq d’aujourd’hui dont les noms de famille sont français sont les descendants de ceux-ci.
Dans le passé, plusieurs autochtones ont perdu leur droit d'appartenance suite à leur «émancipation » involontaire et injuste. Certaines femmes l'ont perdu simplement en épousant des non-autochtones. C'était aussi la façon la plus «visible » puisque cette femme ne pouvait plus légalement habiter «sa propre réserve ». Plusieurs descendants de ces gens se sont tellement bien assimilés qu'il arrive d'entendre «ma mère était une Indienne... » ou «ma grand-mère était une Indienne...». Ces gens ont très souvent une très grande facilité à bronzer, des caractéristiques physiques évidentes, etc. Le fait d'avoir un nom francophone ou anglophone contribue souvent à semer le doute. Si la mère ou le père est autochtone il est toujours possible de faire reconnaître son propre statut en communiquant avec la réserve d'origine ou le Ministère des Affaires autochtones du Canada. S'il s'agit de la grand-mère, il arrive que l'origine autochtone ait été cachée depuis longtemps. Certains organismes au Canada, comme «l’Alliance autochtone du Québec », se chargent de veiller à rétablir les choses. «L’Alliance autochtone du Québec » est le seul organisme hors réserve à être reconnu officiellement au Québec par les gouvernements fédéral et provincial.
Au cours des années, de nombreuses règles établies par le gouvernement fédéral ont été établies pour déterminer l’admissibilité à l’inscription. D’importantes modifications ont été apporter à la «Loi sur les Indiens »ou «Acte des Sauvages» en 1985 lorsque le Parlement a adopté le projet de loi C-31. Ces changements visaient à éliminer certaines dispositions discriminatoires de la loi. De plus, ils ont permis aux Premières nations de décider de l’appartenance à leurs effectifs.
Normalement, une personne est admissible à l’inscription si :
- elle était admissible avant que la loi ne soit modifiée en 1985;
- elle a perdu son statut d’Indien par suite d’un mariage avec un non indien;
- elle a perdu son statut d’Indien parce que son père n’était pas un Indien;
- elle a perdu son statut d’Indien parce qu’elle ou ses parents ont présenté une demande pour renoncer à l’inscription et à l’appartenance à une Première nation au moyen d’un processus appelé «émancipation »;
- ou ses deux parents sont admissibles à l’inscription, quelle que soit la raison.
- ou elle peut être admissible à l’inscription si un seul de ses parents est admissible (dans certaines conditions).
Il est important d’être reconnu. Des nations entières risquent de disparaître d’ici 2060 si de plus en plus d’autochtones abandonnent leur droit légitime.
Sa’n Béliveau
http://www.astrosante.com/
 
1. Source: Notre mémoire en ligne, produit par Canadiana.org
Canadian savage folk the native tribes of Canada par John Maclean en 1890
NOUVEAU: Probablement la plus ancienne légende Indienne du Canada. Une histoire de cooperation entre les Mi'kmaw et les Malécites contre les Iroquois. L'Isle au massacre par William Carson Woods.

Le peuple Mi'kmaq (Micmacs ou Micmaques) est un peuple qui a toujours été très proche des Malécites.
Il a souvent été confondu et l'est encore. Tout comme les Mi’kmaq les Malécites font partie de la famille linguistique algonquienne.
Il n'est pas rare de nos jours de voir ces deux communautés liées dans plusieurs événements.
Texte de:
Sa’n Béliveau