Le Circuit Patrimonial
* Cliquer sur la photo pour l'agrandir
La Villa MacKay
En 1866, George Benson Hall, magne, de l'industrie du bois fit, construire cette demeure de style anglais.
Quelques années plus tard, la maison devint la propriété du révérend Charles C. Hamilton (la partie est) et la partie ouest fut achetée par M. Robert Mackay qui devint au début des années 1900 l'un des 23 plus grands financiers canadiens et sénateur à Ottawa.

La Villa Snetsinger
Embauché par l'architecte Francois-Xavier Berlinguette, décorateur de l'intérieur de l'église, la villa Snetsinger fut construite en 1854 par Pierre Gosselin.
D'allure traditionnelle, elle est rehaussée en façade d'un grand pignon central muni de trois petites fenêtres entourées d'éléments décoratifs néo-Tudor.
Cette villa est un des seuls a être du cote sud du chemin du Roi. En 1861, Felix Gagnon l'acheta et la louait à des touristes pendant plusieurs années, mais la vendit éventuellement à John Gray Goodal Snetsinger en 1876. M. Snetsinger fut député du parlement ontarien de 1871 à 1879 ainsi que maire de Cornwall puis député à Ottawa.
Lors de son enfance, la légendaire M. Wylie Blanchet, passait ses étés à Cacouna à la Villa de son grand-père (Mr. Snetsinger). Elle devint une légende en Colombie-Britannique telle que raconté dans un merveilleux livre - Following the Curve of Time (sur la liste des Best Seller en C-B) publiée au printemps 2008 en langue anglaise par Cathy Converse. ISBN 9781-894898-68-3

Montrose
Résidence de style néo-grégorien, ce château estival du style écossais fut bâti en 1900 pour Sir Montagu Allen (héritier de Allan Line qui comptait 32 transatlantiques en 1890) comme résidence d'été.
Les Allen y passèrent les mois d'été jusqu'à 1914 et occasionnellement jusqu'à 1938.
En 1941, les Pères capucins achetèrent le château pour 10 000 $.

Pine Cottage
Château d'aspect médiéval, de style rural gothique, il fut construit en 1867 pour William Markland (de la famille Molson de Montréal, fondateur de la brasserie Molson).
Il fut acheté successivement par dame Isabelle Ann Allan en 1875 et par dame Agnes E. Budden (veuve du banquier Edwin H. King de Montréal) en 1902 qui conserva la propriété pendant 70 ans.
Pine cottage tire son nom des larges planches de pin qui recouvre les murs intérieurs et extérieurs.

Le Magasin général Sirois
M. Henri-Joseph Sirois fit construire son magasin général en 1865 et y vendait tous les produits nécessaires pour les habitants et touristes des environs.
Les produits arrivaient par goélettes dans de gros tonneaux et plus tard, par chemin de fer dès l'ouverture de la gare en 1872. Il fut agrandi en 1873 et rénové en 1898.
L'édifice abrita la Banque Nationale et la caisse populaire pendant un certain nombre d'années ainsi que le bureau de poste pendant plus de trente ans.

Hôtel Dufferin House
Abraham DeVillier fit construire cette grande maison en 1864. Le rez-de-chaussée servait de magasin général et les étages du haut étaient loués pendant l'été ainsi qu'une section des écuries.
En 1893, Jeremiah M. Pollock acheta la maison, la rehaussa et la transforma en un hôtel qui pouvait accueillir une cinquantaine de clients. Depuis 1919, la famille Lévesque en fut propriétaire jusqu'à tout récemment.
La propriété est maintenant l'Auberge Wulustuk et abrite un Café-Bistro "à saveur autochtone" malécite qui se nomme le Matuwesh.

La Villa Airlie
En 1863, le menuisier Abraham Gagnon fut chargé par Williams Poston, marchand de Québec, de construire une résidence d'été. Le solage est élevé, car il voulait installer une cuisine au sous-sol.
Cette maison est unique de par son ornementation victorienne et par la dentelle de bois qui bordent le toit. Des moulures richement travaillées entourent le grand portail de la façade et les fenêtres rectangulaires. Une grande galerie ceinture la maison.

La Maison Lebel
En 1805, Jean Baptiste Lebel de Kamouraska arrive pour s'établir sur le lot concédé à son père en 1794. Il fut l'un des 167 premiers propriétaires terriens de la seigneurie LeParc.
Un nombre d'années plus tard, son fils Hycinthe fit construire une grande maison. Depuis, six générations de Lebel s'y sont succédé.
Vers la fin des années 1800 et au début du 20e siècle, les familles louaient leurs maisons de ferme aux citadins canadiens-anglais ou Français affin qu'ils puissent y passer l'été et y pratiquer leurs sports préférés

La Maison Dunningham
Construite en 1861 pour François X. Hudon dit Beaulieu, cette maison traditionnelle québécoise se caractérise par un solage élevé et est entourée d'une grande galerie partiellement couverte.
Cette demeure était aussi louée aux touristes pour la saison estivale.
Vers 1863, Peter Dunningham, un jardinier d'origine irlandaise, devint le fermier des Beaulieu puis acheta leur terre en 1896.

La Sapinière
Inspecteur à la Banque Molson, Augustin Durnford fit construire cette demeure secondaire vers 1900.
Cette villa romantique aux quatre pignons-frontons inspirés du style gothique et décorés de dentelles de bois devint propriété de François-Xavier Lemieux en 1939.

La Villa Ross
Cette villa de style néo-gothique fut bâtie pour M. John Ross en 1865 au nord du chemin du Roi. M. Ross, un marchand prospère en bois (John Ross Co) y passa 37 étés avec sa famille.
Plus tard, soit en 1902, elle fut achetée par Andrew Alexander Allen (de la famille Allen, transport maritime prospère).
En 1942, la villa est transformée en hôtel avec quelques cabines qui permet aux visiteurs de jouir de coucher de soleil fabuleux sur le St Laurent. Dans les années 70, la famille Létourneau y recevait les vacanciers.
Voici, en bref une partie du circuit patrimonial de Cacouna qui permet aux visiteurs de découvrir les maisons d'époque que l'élite anglo-canadienne fit construire entre 1863 et 1912.
Ce circuit peut se diviser en deux avec une randonnée de 0.5KM ou un circuit complet de 2 KM qui vous plongera dans le passé.
Une plaque informative est située à chaque site et comporte une photo d'époque ainsi qu'un résumé historique des bâtiments.
Bonne visite!

Source : Cacouna, randonnées du passé - Guide d’interprétation du patrimoine (Lynda Dionne et Georges Pelletier, Éditions Continuité, 1995. 72 p. ill. Bilingue
