Archéologie


Site d'art rupestre (CIEJ-10) potentiel archéologique confirmé

Source: journal L'Épik
par Yvan Roy
Site d'art rupestre"Le potentiel archéologique est confirmé; on a des tessons de poterie. Restera maintenant à faire une fouille beaucoup plus poussée et essayer de voir ce que le ventre de la grotte peut livrer.
Pour la datation, c'est dans un laboratoire australien. On espère en avoir les résultats cet hiver. Le laboratiore est en train de s'équiper de nouveau matériel qui va être beaucoup plus performant et exiger moins de matière organique pour la datation."
Accès maintenant interdit.
"Le public n'y a plus accès puisqu'on a fait installer une porte grillagée. Ca s'est imposé parce qu'on voulait justement que personne y aille, premièrement pour des raisons de sécurité, pour ne pas que les gens se blessent.
On est dans une structure qui est instable; il y a des traces d'éboulis au fond de la grotte. Et il y a parfois des gens mal intentionnés qui aurait voulu creuser ou déplacer des choses et cela pouvait perturber le contexte archéologique comme tel.  Alors on voulait s'assurer qu'il n'y ait pas de perturbation de la grotte. Donc le service canadien de la faune a pris l'initiative de fermer l'accès de la grotte aux gens."
Extrait de l'interview de Daniel Arsenault Ph. D.(UQAM) à Radio-Canada le 18 sep 06
"Le dessin pourrait être contemporain de cette poterie, mais ça restera à confirmer par la datation. Il se trouve que c'est du charbon de bois et c'est une matière qui est une des meilleurs pour la datation au carbone 14. Ca viendra confirmer si le dessin est vieux de 1000 ans, ou un peu plus par ce que ce sont des chasseurs au javelot et non des chasseurs avec arcs et flèches; on sait que l'arc et la flèche n'apparaissent dans la vallée du Saint-Laurent qu'il y a environ 1500 ans...
La fait que ça soit un dessin dans une grotte, au Québec c'est une première; et le fait qu'il soit au charbon de bois, c'est unique à l'échelle du Canada, on n'a pas encore trouvé de dessin de ce genre(au Canada)."
Mise à jour 27 avril 07:
Les résultats des analyses seront connus vers le mois de juin donc un mois plus tard que prévu due à l'utilisation de nouvel équipement en Australie ou les tests sont actuellement en marche.

Évaluation du potentiel archéologique maritime de l’île du Gros Cacouna
Source: :Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE)

Consulter le document complet en format PDF ou en format SWF
Certains sujets dans ce document sont:
  • court historique de la navigation sur le St Laurent,
  • > potentiel archéologique
  • liste des naufrages connus à proximité de Cacouna, et
  • les recommandations
Le projet Énergie Cacouna

Évaluation du potentiel archéologique maritimeBien que le projet de développement du super port de Gros-Cacouna remonte aux années 1950, les travaux n’ont débuté qu’en 1968, avec la construction des deux moles et des dragages pour la création d’un port en eaux profondes à la pointe sud-ouest de l’île Cacouna. De 1979 à 1981, des quais et des entrepôts ont été ajoutés pour le transbordement des marchandises en vrac. Depuis, les navires bénéficient d’un havre de 185 000 mètres carrés avec une profondeur minimale de 12 m à marée basse (figure 1). Le nouveau projet Énergie Cacouna mené conjointement par Petro- Canada et TransCanada PipeLines Limited prévoit la construction d’un terminal pour les navires méthaniers transocéaniques transportant du gaz naturel liquéfié (GNL). Les travaux toucheront à la partie sud-ouest de l’île de Cacouna, une zone déjà affectée par les précédant travaux. Mais le projet prévoit également la construction d’une jetée en forme de « T », projetant à 350 m du rivage pour accueillir les méthaniers dans 18 à 20 m d’eau (Énergie Cacouna, 2004 : 5).
La zone concernée par les travaux sous-marins a une superficie d’environ 130 000 km2. Aucundragage n’est envisagé puisque l’eau atteint une profondeur suffisante (15-18 m) à 300 m du rivage. Le quai sera construit en élévation sur des piles constituées de caissons coulés en place et remplies de matériaux neufs (Bolduc, com. pers., 2004), puis reliés à la terre par un pont.
Le projet dans son ensemble nécessite une étude environnementale en vertu de la Loi sur la Qualité de l’Environnement et de la Loi Canadienne sur l’Évaluation Environnementale. Ainsi, le promoteur doit évaluer et tenter de minimiser l’impact des travaux sur les milieux physique, biologique et humain à la fois. Le patrimoine archéologique maritime, submergé ou non (les objets isolés, les épaves, les vestiges de quais ou de pêcheries, etc.) fait partie des composantes environnementales qu’Énergie Cacouna doit considérer.
Objectif et zone de l’étude
Cette étude a pour but d’évaluer le potentiel archéologique maritime de l’île de Cacouna et de faire
des recommandations aux promoteurs afin de préserver au mieux le patrimoine archéologique
submergé qui pourrait être affecté par les travaux à venir.
Ce volet précis de l’étude de potentiel archéologique globale concerne les battures et tout le secteur submergé autour de l’île (appelé zone d’étude sur la figure 1), en particulier la zone carrée de 800 par 800 mètres directement touchée par les travaux de construction de la jetée (zone A, figure 1).
Il s’agit plus ou moins de la même zone que celle considérée lors de l’étude d’impact sur le milieu aquatique (Énergie Cacouna, 2005 : section 4.1.1.4). Évidemment, l’évaluation du potentiel archéologique maritime d’un secteur passe par la compréhension de dynamiques culturelles, économiques et environnementales qui dépassent largement l’échelle locale.
Le volet précis de l’étude de potentiel archéologique globale concerne les battures et tout le secteur submergé autour de l’île (appelé zone d’étude sur la figure 1), en particulier la zone carrée de 800 par 800 mètres directement touchée par les travaux de construction de la jetée (zone A, figure 1).
Il s’agit plus ou moins de la même zone que celle considérée lors de l’étude d’impact sur le milieu aquatique (Énergie Cacouna, 2005 : section 4.1.1.4). Évidemment, l’évaluation du potentiel archéologique maritime d’un secteur passe par la compréhension de dynamiques culturelles, économiques et environnementales qui dépassent largement l’échelle locale.

Découverte d’un site d'art rupestre (CIEJ-10) amérindien préhistorique

Presse Canadienne (PC) 01/02/2006
Une scène d'Art rupestre amérindien préhistorique, unique dans l'est du Canada, a été mis au jour dans une grotte en bordure du fleuve Saint-Laurent, à une dizaine de kilomètres à l'est de de Rivière-du-Loup, près de Cacouna.
L'âge du dessin de 20 à 30 cm, réalisé au charbon de bois, reste à confirmer. Daniel Arsenault, spécialiste de l'art rupestre de l'Université du Québec à Montréal, estime qu'il pourrait remonter à plus de 1500 ans.
L'art rupestre représente des oeuvres exécutées sur des parois rocheuses. Le dessin en question représente deux chasseurs attaquant un quadrupède qui est à leurs pieds.
L'échantillon prélevé n'a pas encore permis de dater le site par la méthode du carbone 14, mais l'utilisation du javelot par les chasseurs laisse croire à l'expert qu'il s'agit de la période du sylvicole moyen, qui correspond au premier millénaire après Jésus-Christ.
Selon M. Arsenault, il s'agit du premier site d'art rupestre découvert dans le Bas-du-Fleuve. Il croit qu'on peut penser que d'autres grottes du genre existent dans la région.
L'endroit n'est pas étranger à la présence de la Première Nation Malécite de Viger, d'origine algonquienne, la plus petite réserve amérindienne au Canada, située dans la municipalité de Cacouna.